Depuis 2004, je me suis formée, en tant que formatrice et coach professionnelle, au MBTI, à l’approche systémique, au dialogue intérieur, au co-développement, à la psychanalyse et à la communication animale. Parallèlement, j’effectue toujours un travail personnel analytique. Fruit de mes accompagnements individuels et collectifs en entreprise, j’ai créé une méthodologie et des outils spécifiques, qualitatifs et quantitatifs, pour cultiver efficacement la coopération au sein des équipes.
Dépasser les crises et conflits signifie concrètement passer d’une situation figée à un contexte en mouvement — ce que je propose avec le diagnostic relationnel, le coaching et la formation. Ce processus est soutenu par les différents outils au service de la coopération.
les outils
outils originaux & uniques, créés par Christèle
le diagnostic relationnel (qualitatif)
Une enquête en forme de cartographie relationnelle pour trouver les racines des difficultés rencontrées
Je n’ai pas trouvé plus joli mot pour qualifier le travail que je réalise en début de mission : une enquête — ou plutôt une en-quête, en deux mots —, puisqu’il s’agit bien de mon intention.
Lorsque vous déclarez qu’il y a tel ou tel problème avec untel, je vous entends et en prends note. Mais la cause que vous avez identifiée ne correspond souvent qu’à un point de vue, qui fait certes sens pour vous, mais n’en reste pas moins partiel.
Le problème est souvent réduit à son symptôme, alors qu’il y une histoire plus globale à découvrir. C’est ce point de vue systémique qu’il nous décortiquer pour pouvoir panser au bon endroit. Ou plutôt,, au lieu d’appliquer un pansement sur la plaie, commencer par la désinfecter.
C’est pourquoi les entretiens individuels confidentiels avec chaque membre de l’équipe servent à dresser une cartographie relationnelle complète des dysfonctionnements. Je l’ai nommée diagnostic relationnel. Elle sert non seulement à traiter les difficultés, mais aussi à découvrir les racines du problème. Ceci afin de mettre en place un processus d’accompagnement et une amélioration réellement pérennes.
le baromètre de la coopération (quantitatif)
Un outil de mesure au services des besoins relationnels de l’entreprise
Ceci est une histoire de sentiments. Et qu’y a-t-il de plus volatil que les sentiments ? Toute relation est fondée sur des besoins — et les sentiments en sont une expression. J’en ai identifié sept, que j’ai nommé les sept essentiels et qui contribuent à une bonne coopération. Mais alors, comment arriver à mesurer des éléments volatils, comme la reconnaissance, le plaisir, la responsabilité, le respect, la confiance, l’autonomie et l’équité ?
De la même manière que vous déterminez chaque année des objectifs opérationnels avec des indicateurs quantifiables, je vous invite à mesurer la qualité relationnelle de vos équipes, grâce à un baromètre, outil qui nous permettra d’évaluer la qualité du lien et son évolution. Cet outil original est une véritable boussole : il érige une sorte de colonne vertébrale du travail relationnel réalisé.
N’est-ce pas captivant de mesurer ce qui semble volatil et qui constitue pourtant l’un des ciments de l’entreprise ?
les sept essentiels
Les sept besoins relationnels de l’entreprise formalisés en sept essentiels de la coopération
- Essentiel 1 • « Je suis parce que tu es » • La reconnaissance est présence ; à soi-même et à l’autre. Elle est la marque de notre attention, à soi et à l’autre, pour nous sentir exister et légitime. Elle permet d’entrer en résonance.
- Essentiel 2 • « Nous respecter, c’est nous regarder » • Du latin respectus « action de se retourner pour regarder », le préfixe « re » exprimant le retour en arrière, la répétition : c’est donc regarder à deux fois. Au-delà de nos préjugés, de nos automatismes et prises de position inconscientes, il s’agit de regarder à deux fois pour considérer l’autre, le « différent » de nous.
- Essentiel 3 • « La confiance se construit » • La confiance est cette membrane fragile qui protège l’espace destiné à partager la parole en toute sécurité et en toute liberté : elle est la peau qui recouvre la relation et la tient entière. Elle est un acte de foi qui se renouvelle chaque jour.
- Essentiel 4 • « J’ai toujours le choix » • Je suis responsable de mes choix, de mes comportements et de mes actes. Ils génèrent des conséquences que j’assume pleinement, même si cela demande parfois du courage, même si c’est souvent plus facile d’incriminer les autres.
- Essentiel 5 • « L’autonomie est source d’initiative » • L’autonomie est intrinsèque à la prise d’initiatives. C’est le périmètre au sein duquel nous avons une inestimable liberté de mouvement pour entreprendre, innover, créer.
- Essentiel 6 • « Une égalité de traitement » • L’équité — du latin aequitas, « esprit de justice » —, parle de la justesse nécessaire avec laquelle nous traitons nos semblables, à savoir avec une égalité de traitement, car chacun est au même rang.
- Essentiel 7 • « Avec plaisir » • Cette vibration intérieure du plaisir à faire ensemble se traduit par une sensation de bien-être et correspond à la satisfaction de nos besoins.
De ces essentiels à la coopération, nous pouvons en retirer deux grands principes :
- la réciprocité, car « je » et « tu » n’existent pas l’un sans l’autre : la relation est réciprocité et nous nous accomplissons au sein de la relation,
- l’interdépendance, car « je » et « tu » sont intimement liés : tout est lié et nous sommes reliés par notre nature profonde d’être humain. Quelle nature de lien choisissons-nous de cultiver pour nous relier ?
outils génériques
le déplacement au vert
Un déplacement extérieur pour favoriser le mouvement intérieur
Un déplacement extérieur pour changer de point de vue et de perspectives. Vous voilà tout juste rentré de vos vacances. « Au vert », avez-vous ajouté. Vous êtes parti vous ressourcer et vous régénérer dans nos belles montagnes. Nous en avons bien besoin, de sortir du béton, de nos bureaux et des écrans… De savourer des moments conviviaux, complices, en dehors de toute contrainte professionnelle. Histoire de prendre du recul, de changer d’horizon, de nous vider la tête… Et de reprendre le travail, habité par une énergie nouvelle, rafraichie.
Le déplacement nous ouvre à une expérience, une présence, plus sensorielles, qualitatives… Là où la nature et sa beauté offrent un écrin propice à l’inspiration, à la reconnexion, à l’échange et au partage, à la rencontre de soi et de l’autre. Elle insuffle un nouvel élan pour renouveler notre engagement et nourrir notre créativité et performance au quotidien, essentielles à la pérennité de l’entreprise.
Maintenant que la rentrée est là, quels sont les prochains temps au vert que vous prévoyez avec vos équipes pour prendre soin du lien ? Que diriez-vous d’une promenade pour notre prochaine rencontre afin d’en discuter librement ?
la médiation animale
L’animal pour nous reconnecter à notre humanité
J’imagine que vous n’avez pas de lien ou d’attirance particulière avec l’animal, que vous vous interrogez sur l’utilité de leur présence dans le cadre d’un travail d’accompagnement en entreprise. Je vous comprends, je m’en suis passée moi aussi pendant près de vingt ans… Jusqu’à ma rencontre avec Tao, mon berger allemand, qui a bouleversé mes croyances et ma vision du monde.
Alors que j’aspirais à ce qu’il soit parfaitement éduqué, j’ai vite compris qu’il s’agissait davantage de mon éducation que de la sienne… Ayant totalement oublié qu’à la racine de notre humanité, nous sommes instinctivement des animaux — omnivores, c’est-à-dire dotés d’un pouvoir prédateur (carnivore) et non prédateur (herbivore). Tout chez-moi communiquait à Tao l’inverse de ce que je cherchais à obtenir. Alors que ma tête savait, mon corps exprimait l’opposé… Et Tao allait m’aider à aligner tête, corps et cœur… À prendre conscience de ma façon d’entrer en relation et de ses conséquences, jusqu’alors inconscientes.
Très vite j’ai eu à cœur de partager mes découvertes avec les équipes que j’accompagnais pour les aider à prendre conscience de ce qui les agissait à leur insu, à se reconnecter à leur corps et à leurs sensations à l’aide de l’animal. Ce qui oblige à vivre l’instant présent et le non-jugement — quand c’est tout l’inverse que nous expérimentons au quotidien, conditionnés à anticiper, figés par les écrans, les objectifs et les jugements inconscients, omniprésents.
Revenir aux cinq sens, à ce qui nous maintient alertes et qui nous préserve malgré les fluctuations, pour préserver l’espace collectif et sa robustesse, n’est-ce pas un beau programme ?
la communication interpersonnelle
Oser se dire pour prendre sa juste place
Alors que j’étais pétrie de préjugés et de jugements hâtifs, le premier outil qui a radicalement changé ma vision du monde est le MBTI (Myers Brigg Type Indicator), un outil de connaissance de soi fondé sur les travaux du psychiatre Carl Gustav Jung. J’avais trente-deux ans à l’époque, je travaillais dans une banque d’affaires et ai participé à un stage de formation en négociation. Cet outil avait pour but de nous aider à mieux nous connaître, à identifier et respecter la singularité de nos fonctionnements respectifs.
Ce fut le début de mon travail analytique : plonger dans les profondeurs de mon être allait, paradoxalement, me permettre de rencontrer l’autre et de mieux appréhender le fonctionnement de la psyché humaine. En travaillant sur moi, j’aidais les femmes et les hommes à s’accueillir dans leur entièreté pour mieux accueillir l’autre. Décoder les mécanismes qui régissent toute relation humaine afin de mieux travailler ensemble, voilà l’intention avec laquelle j’accompagne les équipes de votre entreprise.
Je transmets des outils opérationnels, efficaces sur le plan professionnel comme personnel. Nous sommes des êtres de communication et, pourtant, la plupart du temps embourbés dans nos propres difficultés et incapacités, nous communiquons « mal », sans tenir compte de l’autre, de son altérité.
En matière de communication, il n’y a point de frontière. Nous n’avons pas appris à communiquer, cela s’apprend et se travaille, tant notre nature humaine est complexe, soumise à ses propres contradictions, en perpétuelle évolution.
Désormais, j’ai agrandi mon cadre de référence : c’est la psychanalyse qui guide, en sous-terrain, mes missions au sein de l’entreprise… Pour l’aider à intégrer son ombre au lieu de chercher à la rejeter.
Cela me fait penser à ce conte qui se déroule dans un petit village en Afrique. La communauté est rassemblée pour décider du sort d’un magnifique arbre fruitier. Chaque année, celui-ci produit des fruits juteux ; délicieux sur une seule moitié. Sur l’autre moitié, ses fruits sont du poison mortel. Mais chaque année, on a oublié lequel côté est bon et lequel est mauvais. Cette fois-ci, la cheffe du village décide de trouver un moyen d’éviter ce dilemme. Alors, elle annonce que la femme qui voudra bien tester le fruit aura pour époux son fils. L’une des femmes se présente, choisit un fruit et le mange. Tout le monde attend fébrilement le verdict : formidable, elle est toujours vivante ! Et ainsi fut décidé de couper la moitié de l’arbre opposée à celle du bon fruit. Tous s’attèlent joyeusement à la tâche qui se termine par la célébration du mariage tard dans la nuit… Mais le lendemain matin, l’arbre est mort
La morale du conte dit ceci : l’ombre et la lumière sont intrinsèques à la nature humaine, l’une n’existe pas sans l’autre, et c’est dans ce frottement que jaillit la vie.
N’y a-t-il pas plus grande connaissance que celle de soi pour prendre notre place et agir avec conscience et assertivité dans ce monde qui le nôtre au quotidien, celui de l’entreprise ?
les cinq sens
Les sens du corps humain donnent le sens
Que vous dire des cinq sens ? N’est-ce pas une évidence, tant ils font partie intégrante de ce que nous sommes. Ou bien pensez-vous qu’il soit incongru de les mentionner comme un outil au service de la coopération ?
Ce matin, en allant marcher avec Tao dans la colline, j’ai pensé s’il ne m’obligeait pas à la promenade quotidienne, jamais je n’irai fouler le sol ainsi, plusieurs fois par jour. Frôler la terre, humer l’air chargé des senteurs de la saison, observer les fleurs et les paysages, toucher l’écorce de l’arbre, goûter les mûres ou les figues qui s’offrent à moi, entendre le chant des oiseaux… Cette promenade réveille tous mes sens, je me sens inspirée et des idées nouvelles émergent. Prise pas les mouvements physiques que la nature éveille, les sens me procurent l’ancrage dont j’ai besoin et donnent le sens.
Les cinq sens sont à l’honneur dans mon accompagnement collectif, grâce à la beauté des lieux choisis au cœur de la nature, véritable écrin, mais aussi grâce à la rencontre physique, privilégiant le mouvement qui offre au corps la possibilité d’exprimer notre sensibilité et ce qui fait notre humanité. De nombreux conflits sont ainsi désamorcés.
Alors que la priorité est mise sur des activités cérébrales, choisir la sensation permet de rééquilibrer la synergie collective à partir du lien, source de notre capacité à cocréer. Il s’agit d’un déplacement pour revenir au centre de son être : travailler à partir du désir… Qui rime avec plaisir !
Revenir aux cinq sens, c’est toucher notre humanité, notre humilité et ce qui nous lie. Quel meilleur sujet pour entamer une discussion fertile ? En êtes-vous ?
Le processus qui permet de remettre du mouvement là où les crispations sont légions se déroule en trois étapes : accepter l’inconfort et la perte de repères temporaires ; être dans l’écoute inconditionnelle de ce qui est ; s’ouvrir à ce qui va pouvoir advenir, se dire et agir autrement.
lancez-vous
Restaurons notre nature profonde et sensible pour harmoniser notre rapport au monde et cultiver ensemble la coopération.
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