formation

Comment choisissez-vous de vous épanouir ? Que savez-vous de la coresponsabilité et de la réciprocité ? Quelle place laissez-vous à l’altérité ? Quelles sont les compétences que vous avez pour induire le rapport de force avec les autres ? À quand remonte la dernière fois où vous avez pris conscience de l’un de vos modes de fonctionnement ?

Quand j’ai démarré ma vie professionnelle, je partais en formation une semaine par an pour apprendre et approfondir les sujets qui étaient mon quotidien : anglais, prise de parole, vente, négociation… Tous les soirs, nous faisions la fête. C’était l’occasion de rencontrer de nouveaux collègues, de découvrir les différents métiers, de partager des moments à la fois apprenants et extrêmement stimulants. Au-delà des enseignements, ce temps partagé nourrissait le sentiment d’appartenance au groupe et l’enthousiasme.

J’en garde un souvenir très joyeux. Aujourd’hui, quand j’accompagne les équipes dans un parcours d’éducation à la coopération, je mesure à quel point nous n’avons pas appris la relation humaine, tant elle fait partie intégrante de notre quotidien. Comme si c’était une évidence et qu’il n’y avait rien à en apprendre.

Or, toutes les difficultés rencontrées en entreprise trouvent leur origine dans des problèmes relationnels. Nous n’avons pas les clés pour les décoder, tant nous sommes enfermés dans nos jugements et nos préoccupations personnelles. Ces temps de formation permettent de se rencontrer autrement, mais aussi d’envisager la relation sur un autre mode, en découvrant les lois qui la gouvernent et les fondements qui la régissent.

Nous n’avons appris ni à dire, ni à écouter, ni à questionner. Cela qui parait évidente révèle si compliqué. Grâce à l’apprentissage de la relation qui ouvre les cœurs et distille incompréhensions, projections et préjugés, je vois des visages s’illuminer, des regards s’ouvrir et des rencontres émerger. Nous avons oublié que nous sommes des animaux et que nos instincts dictent les rapports de force que nous mettons en place, la plupart du temps à notre insu, pour assurer notre survie.

Avec la formation, des prises de conscience fulgurantes s’opèrent et changent la façon dont chacun aborde ses relations professionnelles, mais aussi personnelles. Désapprendre pour réapprendre : ces temps de remise en question et de partage nourrissent la curiosité, la convivialité et la joie, indispensables à l’évolution personnelle et contribuant à celle de l’entreprise.

la formation sur le terrain

Selon des formats différents, avec ou sans les animaux, la formation apporte ses enseignements sur la coopération, la relation humaine, ses principes et ses lois. Elle particulièrement efficace, notamment grâce à des mises en situation et une proposition réalisée sur-mesure.

Le directeur général d’un groupe mutualiste veut constituer un comité de direction rassemblant deux comités existants qui ne se parlent pas : je lui propose un parcours d’éducation à la coopération dans des espaces propices à la rencontre, au vert dans le sud-est de la France, en étant assisté par les animaux — chien, cheval et abeilles. Ces journées en présence — une journée par trimestre — sont intercalées par des séances en visioconférence consacrées aux sept essentiels de la coopération.
À la suite du diagnostic relationnel, j’organise trois journées de séminaire — une séance tous les trois mois — pour aider l’équipe d’une usine de production du secteur hygiène & beauté à résoudre des conflits. J’apporte mes enseignements sur les fondements et les rouages de la relation humaine, dont ils s’emparent immédiatement… pour mieux gérer leur vie de couple !
J’accompagne un comité de direction dans le secteur du transport à construire une synergie, une unité : chaque rendez-vous mensuel est dédié à un essentiel spécifique de la coopération, en plus de l’enseignement des fondements de la relation humaine, ses principes, ses poisons et ses vitamines.
le déplacement au vert

Un déplacement extérieur pour favoriser le mouvement intérieur

Un déplacement extérieur pour changer de point de vue et de perspectives
Vous voilà tout juste rentré de vos vacances. « Au vert », avez-vous ajouté. Vous êtes parti vous ressourcer et vous régénérer dans nos belles montagnes.
Nous en avons bien besoin, de sortir du béton, de nos bureaux et des écrans… De savourer des moments conviviaux, complices, en dehors de toute contrainte professionnelle. Histoire de prendre du recul, de changer d’horizon, de nous vider la tête… Et de reprendre le travail, habité par une énergie nouvelle, rafraichie.

Le déplacement nous ouvre à une expérience, une présence, plus sensorielles, qualitatives… Là où la nature et sa beauté offrent un écrin propice à l’inspiration, à la reconnexion, à l’échange et au partage, à la rencontre de soi et de l’autre. Elle insuffle un nouvel élan pour renouveler notre engagement et nourrir notre créativité et performance au quotidien, essentielles à la pérennité de l’entreprise.

Maintenant que la rentrée est là, quels sont les prochains temps au vert que vous prévoyez avec vos équipes pour prendre soin du lien ? Que diriez-vous d’une promenade pour notre prochaine rencontre afin d’en discuter librement ?

la médiation animale

L’animal pour nous reconnecter à notre humanité

J’imagine que vous n’avez pas de lien ou d’attirance particulière avec l’animal, que vous vous interrogez sur l’utilité de leur présence dans le cadre d’un travail d’accompagnement en entreprise. Je vous comprends, je m’en suis passée moi aussi pendant près de vingt ans… Jusqu’à ma rencontre avec Tao, mon berger allemand, qui a bouleversé mes croyances et ma vision du monde.

Alors que j’aspirais à ce qu’il soit parfaitement éduqué, j’ai vite compris qu’il s’agissait davantage de mon éducation que de la sienne… Ayant totalement oublié qu’à la racine de notre humanité, nous sommes instinctivement des animaux — omnivores, c’est-à-dire dotés d’un pouvoir prédateur (carnivore) et non prédateur (herbivore). Tout chez-moi communiquait à Tao l’inverse de ce que je cherchais à obtenir. Alors que ma tête savait, mon corps exprimait l’opposé… Et Tao allait m’aider à aligner tête, corps et cœur… À prendre conscience de ma façon d’entrer en relation et de ses conséquences, jusqu’alors inconscientes.

Très vite j’ai eu à cœur de partager mes découvertes avec les équipes que j’accompagnais pour les aider à prendre conscience de ce qui les agissait à leur insu, à se reconnecter à leur corps et à leurs sensations à l’aide de l’animal. Ce qui oblige à vivre l’instant présent et le non-jugement — quand c’est tout l’inverse que nous expérimentons au quotidien, conditionnés à anticiper, figés par les écrans, les objectifs et les jugements inconscients, omniprésents.

Revenir aux cinq sens, à ce qui nous maintient alertes et qui nous préserve malgré les fluctuations, pour préserver l’espace collectif et sa robustesse, n’est-ce pas un beau programme ?

la communication interpersonnelle

Oser se dire pour prendre sa juste place

Alors que j’étais pétrie de préjugés et de jugements hâtifs, le premier outil qui a radicalement changé ma vision du monde est le MBTI (Myers Brigg Type Indicator), un outil de connaissance de soi fondé sur les travaux du psychiatre Carl Gustav Jung. J’avais trente-deux ans à l’époque, je travaillais dans une banque d’affaires et ai participé à un stage de formation en négociation. Cet outil avait pour but de nous aider à mieux nous connaître, à identifier et respecter la singularité de nos fonctionnements respectifs.

Ce fut le début de mon travail analytique : plonger dans les profondeurs de mon être allait, paradoxalement, me permettre de rencontrer l’autre et de mieux appréhender le fonctionnement de la psyché humaine. En travaillant sur moi, j’aidais les femmes et les hommes à s’accueillir dans leur entièreté pour mieux accueillir l’autre. Décoder les mécanismes qui régissent toute relation humaine afin de mieux travailler ensemble, voilà l’intention avec laquelle j’accompagne les équipes de votre entreprise.

Je transmets des outils opérationnels, efficaces sur le plan professionnel comme personnel. Nous sommes des êtres de communication et, pourtant, la plupart du temps embourbés dans nos propres difficultés et incapacités, nous communiquons « mal », sans tenir compte de l’autre, de son altérité.

En matière de communication, il n’y a point de frontière. Nous n’avons pas appris à communiquer, cela s’apprend et se travaille, tant notre nature humaine est complexe, soumise à ses propres contradictions, en perpétuelle évolution.
Désormais, j’ai agrandi mon cadre de référence : c’est la psychanalyse qui guide, en sous-terrain, mes missions au sein de l’entreprise… Pour l’aider à intégrer son ombre au lieu de chercher à la rejeter.

Cela me fait penser à ce conte qui se déroule dans un petit village en Afrique. La communauté est rassemblée pour décider du sort d’un magnifique arbre fruitier. Chaque année, celui-ci produit des fruits juteux ; délicieux sur une seule moitié. Sur l’autre moitié, ses fruits sont du poison mortel. Mais chaque année, on a oublié lequel côté est bon et lequel est mauvais. Cette fois-ci, la cheffe du village décide de trouver un moyen d’éviter ce dilemme. Alors, elle annonce que la femme qui voudra bien tester le fruit aura pour époux son fils. L’une des femmes se présente, choisit un fruit et le mange. Tout le monde attend fébrilement le verdict : formidable, elle est toujours vivante ! Et ainsi fut décidé de couper la moitié de l’arbre opposée à celle du bon fruit. Tous s’attèlent joyeusement à la tâche qui se termine par la célébration du mariage tard dans la nuit… Mais le lendemain matin, l’arbre est mort

La morale du conte dit ceci : l’ombre et la lumière sont intrinsèques à la nature humaine, l’une n’existe pas sans l’autre, et c’est dans ce frottement que jaillit la vie.

N’y a-t-il pas plus grande connaissance que celle de soi pour prendre notre place et agir avec conscience et assertivité dans ce monde qui le nôtre au quotidien, celui de l’entreprise ?

les cinq sens

Les sens du corps humain donnent le sens

Que vous dire des cinq sens ? N’est-ce pas une évidence, tant ils font partie intégrante de ce que nous sommes. Ou bien pensez-vous qu’il soit incongru de les mentionner comme un outil au service de la coopération ?

Ce matin, en allant marcher avec Tao dans la colline, j’ai pensé s’il ne m’obligeait pas à la promenade quotidienne, jamais je n’irai fouler le sol ainsi, plusieurs fois par jour. Frôler la terre, humer l’air chargé des senteurs de la saison, observer les fleurs et les paysages, toucher l’écorce de l’arbre, goûter les mûres ou les figues qui s’offrent à moi, entendre le chant des oiseaux… Cette promenade réveille tous mes sens, je me sens inspirée et des idées nouvelles émergent. Prise pas les mouvements physiques que la nature éveille, les sens me procurent l’ancrage dont j’ai besoin et donnent le sens.

Les cinq sens sont à l’honneur dans mon accompagnement collectif, grâce à la beauté des lieux choisis au cœur de la nature, véritable écrin, mais aussi grâce à la rencontre physique, privilégiant le mouvement qui offre au corps la possibilité d’exprimer notre sensibilité et ce qui fait leur humanité. De nombreux conflits sont ainsi désamorcés.

Alors que la priorité est mise sur des activités cérébrales, choisir la sensation permet de rééquilibrer la synergie collective à partir du lien, source de notre capacité à cocréer. Il s’agit d’un déplacement pour revenir au centre de son être : travailler à partir du désir… Qui rime avec plaisir !

Revenir aux cinq sens, c’est toucher notre humanité, notre humilité et ce qui nous lie. Quel meilleur sujet pour entamer une discussion fertile ? En êtes-vous ?

L’essentiel confiance, extrait du document pédagogique fourni pendant la formation.

la valeur de la formation

La formation est un moment d’introspection qui permet de se remettre en question, d’évoluer et de participer à la transformation de l’entreprise. La formation, quand elle est menée avec acuité et profondeur, permet de :

Favoriser des prises de conscience, parfois fulgurantes
Développer l’entraide et la solidarité
Nourrir l’innovation par la curiosité, la convivialité et l’enthousiasme
puissance
« Christèle favorise des prises de conscience : en maintenant une distance juste, elle nous amène à nous interroger et à nous remettre en question. J’ai pu ainsi mesurer la puissance du relationnel dans la coopération — chose que je prenais rarement en compte dans mon quotidien. Créer de la relation, c’est ouvrir des possibles, l’envie de s’entraider pour coopérer et atteindre des objectifs communs dans la vie professionnelle ; pour créer des liens sincères et forts dans la vie personnelle. L’adaptation et le compromis sont permanents, car tout le monde n’a pas fait le même chemin, n’avance pas à la même vitesse.
Ce qui est très positif, c’est d’avoir créé une unité et de la cohésion au sein d’un un groupe disparate : cela a délié les langues, brisé la glace. Nous sommes à un carrefour, au cœur d’une transformation, ballotés entre le côté artisanal et la performance industrielle. Désormais, nous prenons du plaisir à échanger quand nous nous croisons. J’ai également acquis une meilleure compréhension des autres et de leurs priorités.
Je garde en tête le travail sur les essentiels pour les appliquer au mieux. En comprenant à quel point la relation est importante, cet accompagnement m’a fait grandir dans mon chemin personnel, dans mes relations avec mes équipes, dans mon management et en transverse. »
Mathieu, manager supply
vigilance
« J’ai beaucoup aimé la démarche — proposée dans un cadre propice —, les enseignements et ce qui en ressort sur la durée, des bases solides qui résonnent et s’installent durablement. Une expérience qui m’a beaucoup enrichie, tant sur le plan personnel que professionnel, avec sa projection sur le temps long qui évite de se cristalliser sur l’instant et permet de voir la big picture.
L’important, c’est de préserver la relation. On est obligé de travailler ensemble : autant faire en sorte que cela fonctionne bien. Ce constat m’a aidé à repenser ma façon de travailler ensemble.
Dans un contexte où il faut aller vite et challenger son voisin, le terrain est propice aux tensions. Aujourd’hui, nous avons de très bonnes relations, avec une vraie démarche de part et d’autre pour nous comprendre — en évitant les jugements qui orientent la pensée négativement. C’est mieux géré, mieux verbalisé. La collaboration est plus agréable, plus apaisée, on avance mieux sur les sujets et on se dit les choses avec bienveillance. Et notre directeur a a osé se remettre en question et su développer une meilleure compréhension de la situation. Depuis, il fait un tour de météo de l’être et reste vigilant aux signaux précurseurs : il est là pour prendre la balle au bond et éviter qu’un malaise se réinstalle.
Cette vigilance se travaille au quotidien : c’est comme cultiver son jardin. À chacun de cultiver sa parcelle et continuer d’organiser des évènements communs qui soient des socles pour créer le maximum de maillage. Il n’y a pas de baguette magique. Malgré tout, on arrive à travailler ensemble en y prenant plaisir et en parvenant à se comprendre. Ce travail permanent est très bénéfique, y compris pour les équipes qui n’ont pas participé à l’accompagnement : on m’a rapporté qu’il y avait eu un tournant, que nous avions fait du chemin. »
Charlotte, responsable pack